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Ile Maurice |
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Histoire de l'ile maurice
Les Arabes sont les premiers à visiter l’île au
16ème siècle, suivis des Portugais, des Hollandais,
des Français et des Britanniques qui utilisent l’île
comme un port de relâche pour les navires qui
traversent l’océan Indien. Idéalement située dans
cette partie du monde, l’île est alors un port
stratégique sur la route des épices. Puis se fut
l'époque qui allait aboutir à l'indépendance.
Les Portugais
Le Portugais Diego Dias fut le premier Européen à y
aborder. C'était au tout début du seizième siècle,
mais ce serait plus probablement son compatriote
Lopes Sequeira qui y serait passé dix ans plus tard
en 1510. Les Portugais introduisirent le macaque,
singe d'Asie à corps trapu, et l'appelèrent l'île
Cirné, sans doute d'après le nom d'un de leurs
vaisseaux. Occupés surtout à se rendre dans les îles
à épices, ils se contentaient de passer au large, ne
s'arrêtant que très rarement à Cime, et ne songeant
pas à y établir une escale.
Les Hollandais
La Route des Indes et son énorme potentiel
commercial pousseront les Hollandais à s’aventurer
dans l’océan Indien. En 1598, faisant route vers les
Indes, une escadrille hollandaise, placée sous le
commandement de l’amiral Cornelisz Van Neck et du
vice-amiral Wybrand Van Warwyck, prise dans un
violent cyclone, débarque à Grand Port. L’équipage
décide de passer quelques jours sur l’île afin de
réparer le navire. Ils nomment l’île, encore
inhabitée, Mauritius, en l’honneur du Prince Mauritz
Van Nassau, fils de William Van Nassau, le fondateur
de la République des Pays-Bas.
La première tentative des Hollandais de s’installer
dans l’île remonte à 1638. Cette première
colonisation durera seulement une vingtaine
d’années, période au cours de laquelle les
Hollandais introduisent la canne à sucre, le tabac,
l’indigo, des animaux domestiques et le cerf de
Java. En revanche, les colons hollandais décimeront
une bonne partie des forêts d’Ebène et extermineront
le Dodo, oiseau aujourd’hui célèbre et qui vivait
uniquement à l’île Maurice.
Les Hollandais abandonnent l’île en février 1710,
jugeant les perspectives de développement trop
limitées. Ils y laisseront quelques empreintes
indélébiles, notamment la culture de la canne à
sucre qui demeure, aujourd’hui encore, un des
piliers de l’économie mauricienne.
Les Français
En septembre 1715, des navigateurs français prennent
possession de l’île et la baptisent Isle de France.
La colonisation ne débutera toutefois qu’en 1721 et
prendra son plein essor lors de l’arrivée dans l’île
en 1735 de Bertrand François Mahé de Labourdonnais.
Les Français s’attelleront à transformer l’île en
une base stratégique dans cette partie du monde et
Labourdonnais léguera aux Mauriciens son esprit
d’ouverture et l’ambition de positionner l’île comme
un centre névralgique dans la région. Labourdonnais,
le plus célèbre des gouverneurs français, jettera
ainsi les bases de la fondation de Port-Louis,
aujourd’hui la capitale de l’île Maurice. Il y érige
un hôtel du gouvernement et un port digne de ce nom.
Il encourage l’activité agricole, aménage des
routes, des casernes, des batteries. Il fait
également construire des propriétés, aujourd’hui
devenues historiques, comme le Château de Mon
Plaisir, dans l’enceinte du jardin de Pamplemousses.
En 1784, Port-Louis est proclamée capitale des
possessions françaises, à l’est du cap de Bonne
Espérance. L’Isle de France se transforme alors en
une escale de plus en plus fréquentée sur la route
maritime vers l’Inde et la Chine. Durant les guerres
napoléoniennes, l’île devient une base navale d’où
les corsaires organisent des offensives contre les
navires marchands britanniques. Ces attaques
deviennent de plus en plus fréquentes et poussent
les Britanniques à s’emparer de l’île au terme de la
bataille de Grand Port.
Les Anglais
Une première attaque britannique est enrayée par les
Français en août 1810. Les Anglais reviennent
toutefois à la charge avec plus de succès en
décembre de la même année en partant cette fois de
l’île voisine Rodrigues, qu’ils avaient capturée
l’année précédente.
Le Traité de Paris est signé en 1814 dans lequel la
France cède l’Isle de France et ses dépendances,
dont Rodrigues et les Seychelles, à la
Grande-Bretagne. L’île reprend le nom de Mauritius.
Les Britanniques garantiront toutefois aux habitants
l’usage de leur langue, leurs us et coutumes, leurs
lois, ainsi que le droit de préserver leurs
propriétés privées.
Maurice constitue une escale de première importance
sur la route des Indes avant l’ouverture du Canal de
Suez en 1869. Conscients de cette position
stratégique, les Britanniques vont développer
davantage l’île, qui sera placée dans un premier
temps sous la responsabilité du gouverneur Robert
Farquhar. Ce dernier instaurera de prompts
changements socio-économiques et donnera une
nouvelle impulsion à la culture de la canne à sucre.
La période britannique sera surtout marquée par
l’abolition de l’esclavage en 1835. L’île est à un
stade crucial de son développement et l’avenir de
l’activité agricole, plus particulièrement
l’industrie sucrière, est sérieusement hypothéqué
devant le refus des esclaves libérés de continuer à
travailler dans les champs. L’Publicité
britannique se tournera alors vers l’Inde et fera
venir de nombreux laboureurs indiens. Fuyant leurs
conditions misérables, des milliers d’Indiens venant
du Bihâr, du Bengale, de Madras et de Bombay
immigreront à Maurice au 19ème siècle.
En vingt ans, 454 000 laboureurs indiens
travailleront sous contrat dans l’île et cette
situation aura d’importantes répercussions sur la
démographie et sur l’économie du pays. D’autres
laboureurs, venant de Fukien et de Honan en Chine,
feront aussi le déplacement vers Maurice. Les
Chinois vont trouver à Maurice des conditions
idéales pour prospérer et, plus tard, une partie
d’entre eux se lancera dans les petits commerces.
L’Publicité Coloniale (Colonial Office)
laissera aux immigrés asiatiques la liberté de
préserver leurs cultures d’origines et leurs
pratiques religieuses. La culture de la canne à
sucre va prospérer grâce à l’apport de ces
laboureurs étrangers, tant et si bien que le sucre
deviendra l’épine dorsale de l’économie mauricienne.
Cette situation prospère favorisera une amélioration
générale des moyens de communication et des
infrastructures.
Vers l'indépendance
La lutte en faveur de l’émancipation des classes
laborieuses et pour le respect des droits civiques,
commencée dans de nombreux pays, gagnera aussi l’île
Maurice. Des mouvements en faveur de l’indépendance,
hostiles à l’Publicité Coloniale, vont se
renforcer. Le Conseil (Council of Government), mis
en place en 1825, est élargi en 1886 afin d’y
accommoder des représentants élus. Ce conseil est
remplacé par la suite par un Conseil Législatif
(Legislative Council) constitué de 19 membres élus,
de 12 membres nommés par le Gouverneur général et de
3 membres ex officio.
Le suffrage universel sera introduit lors des
élections de 1959. Plusieurs conférences
constitutionnelles seront convoquées entre 1961 et
1965, afin de préparer l’accession de Maurice à
l’indépendance, que le pays obtiendra le 12 mars
1968. Maurice obtiendra sa pleine souveraineté le 12
mars 1992 en accédant au statut de République. |
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